L’Institut canadien des urbanistes (ICU) accueille favorablement le lancement du Fonds pour bâtir des collectivités fortes.
L’urbanisme influence les milieux où nous vivons, nos modes de déplacement, ainsi que notre santé et notre bien-être. Les urbanistes professionnels sont formés pour axer leur pratique sur la création de collectivités saines et intégrées. Si le logement constitue une priorité essentielle, les milieux de vie de qualité englobent également les parcs, les établissements de santé, les équipements récréatifs, ainsi que les réseaux de transport et d’infrastructure qui soutiennent la croissance économique, l’adaptation climatique et le bien-être collectif.
Veiller à ce que les investissements en infrastructure progressent au même rythme que la croissance du parc de logements est indispensable pour appuyer la création de collectivités complètes et permettre aux municipalités de répondre aux besoins d’une population en expansion. Les membres de l’ICU ont constamment souligné que les cibles en matière de logement doivent s’accompagner d’investissements dans les infrastructures et les services, et cette annonce reflète ce lien fondamental. Des espaces publics accessibles aux réseaux de transport en commun fiables, en passant par les services communautaires, toutes ces infrastructures sont nécessaires pour soutenir la vie quotidienne.
« Les urbanistes jouent un rôle déterminant dans la concrétisation des politiques en faisant le pont entre les aspirations fédérales et la mise en œuvre sur le terrain », a déclaré la présidente de l’ICU, Lesley Cabott UPC, FICU, ICD D. « En tirant parti de l’expertise des urbanistes, le gouvernement peut construire des infrastructures essentielles de manière plus efficace et appuyer le développement économique régional. »
L’ICU applaudit le gouvernement pour la mise en œuvre rapide de son engagement pris dans le Budget 2025 d’accroître l’accès direct au financement pour les municipalités, afin de contribuer à combler le déficit croissant en matière d’infrastructure. Nous nous réjouissons également que l’engagement du gouvernement prévoie l’attribution de 20 % de ces fonds aux collectivités rurales, nordiques et autochtones, qui sont les moins bien outillées — et souvent les plus touchées — par ce déficit.
Les municipalités font face à des défis croissants pour concilier viabilité financière et pressions liées à la croissance démographique, au vieillissement des infrastructures et à de nouvelles contraintes telles que la résilience aux changements climatiques, notamment les risques d’inondations, de feux de forêt et de congestion. Les sources de revenus actuelles — fortement tributaires de la taxe foncière et de transferts limités des paliers supérieurs de gouvernement — s’avèrent insuffisantes. L’ICU continue de plaider en faveur d’une discussion à plusieurs niveaux visant à explorer de nouveaux accords pour les municipalités, comprenant des opportunités de revenu élargies et un meilleur alignement entre les responsabilités municipales et les financements disponibles pour répondre aux besoins à long terme en matière de développement urbain.
À titre de porte-parole national des urbanistes professionnels spécialisés en aménagement urbain et en aménagement du territoire, l’ICU représente près de 10 000 professionnels aux profils diversifiés et appuie la communauté de l’urbanisme au Canada depuis 1919. Nos membres travaillent dans des collectivités de toutes tailles partout au pays, apportant une expertise de terrain essentielle qui façonne nos régions et nos quartiers. Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec le gouvernement fédéral au renforcement de nos collectivités d’un océan à l’autre.