Le rapport détaillant les meilleures pratiques pour l’intégration de l’atténuation et de l’adaptation au climat a été approuvé par les principales associations professionnelles nationales canadiennes.

Un nouveau rapport de l’université Simon Fraser appelle les gouvernements à combiner les stratégies de réduction des émissions et d’adaptation au climat et décrit les pratiques qui peuvent contribuer à réduire les impacts climatiques extrêmes.

Le rapport, intitulé Low Carbon Resilience : Best Practices for Professionals, rédigé par l’équipe ACT (Adaptation to Climate Change Team) de la SFU, est le premier à proposer l’intégration de l’atténuation du climat – la réduction des émissions de carbone – et de l’adaptation au climat – la prise en compte des changements climatiques en cours – dans les pratiques professionnelles canadiennes.

L’approche de la résilience à faible émission de carbone (LCR) faciliterait l’efficacité des ressources et fournirait des solutions transformatrices dans une variété de secteurs allant des transports à la planification urbaine en passant par les opérations agricoles.

“En règle générale, la réduction des émissions et l’adaptation au climat sont traitées séparément”, explique Deborah Harford, directrice exécutive de l’ACT et coauteur du rapport. “En intégrant ces deux volets d’action, les gouvernements peuvent gagner du temps et des ressources, augmenter le retour sur investissement et générer des avantages économiques, environnementaux, sociaux et sanitaires.

Les conclusions du rapport ont été approuvées par plusieurs associations professionnelles canadiennes de premier plan : l’Association des architectes paysagistes du Canada, l’Institut canadien des urbanistes, l’Institut royal d’architecture du Canada, et sont soutenues par l’Association canadienne des eaux potables et usées et ICLEI Canada. Les associations ont signé une déclaration commune d’accord approuvant l’approche de la résilience à faible émission de carbone et d’autres s’apprêtent à signer.

“Les professionnels du Canada sont des contributeurs essentiels à l’action climatique”, déclare M. Harford. “Les praticiens de toutes les professions ont un rôle clé à jouer en tant qu’agents de changement pour faire progresser les pratiques de RCL dans tous les aspects de la société.”

POURQUOI C’EST IMPORTANT :

Le changement climatique se manifeste déjà au Canada par des cas de chaleur extrême, de sécheresse, d’incendies de forêt et d’inondations. Le récent rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, qui évalue les risques climatiques, montre clairement que les extrêmes climatiques devraient augmenter et que nous devons rapidement réduire les émissions pour éviter un changement climatique excessif.

Les impacts climatiques et certaines des mesures d’adaptation potentielles peuvent réduire considérablement l’efficacité de la planification de la réduction des émissions s’ils ne sont pas pris en compte. De même, les énergies propres, les infrastructures renouvelables et la planification de l’utilisation des terres et de l’eau visant à réduire les émissions peuvent toutes contribuer ou entraver le succès des mesures d’adaptation.

DÉCLARATION COMMUNE :

(de l’Association des architectes paysagistes du Canada, de l’Institut canadien des urbanistes, de l’Institut royal d’architecture du Canada, de l’Association canadienne des eaux potables et usées et de l’ICLEI Canada).

Les professionnels canadiens ont à la fois la possibilité et la responsabilité de relever ce défi et de s’attaquer à la fois à la réduction des émissions et à l’adaptation. Nos associations professionnelles nationales ont un rôle crucial à jouer dans la promotion de l’éthique, de la sensibilisation, des pratiques et des politiques qui soutiennent cette approche intégrée de la LCR pour agir sur le changement climatique, en raison de leur rôle prépondérant dans de nombreux aspects du développement et de la gestion des ressources, des écosystèmes et des communautés.

Lire la déclaration complète ici :

DÉCLARATION COMMUNE DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES NATIONALES DU CANADA : FAIRE PROGRESSER L’ACTION CLIMATIQUE INTÉGRÉE

À PROPOS D’ACT (L’ÉQUIPE CHARGÉE DE L’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE) :

ACT est l’un des seuls groupes de réflexion universitaires d’Amérique du Nord à se consacrer à la recherche sur les politiques d’adaptation au changement climatique dans tous les domaines. Il étudie la biodiversité, les conditions météorologiques extrêmes, l’énergie, l’eau, les cultures et l’approvisionnement alimentaire, l’élévation du niveau de la mer, les risques sanitaires, les déplacements de population et la résilience à faible émission de carbone. L’ACT travaille avec tous les niveaux de gouvernement, des professionnels de tous les secteurs, des ONG, des entreprises et des partenaires philanthropiques, ainsi que des consortiums de recherche au Canada et dans le monde entier. Combinaison unique de recherche, d’éducation, de sensibilisation et d’innovation politique conçue pour bénéficier aux décideurs, aux praticiens et aux communautés du Canada, l’ACT est basée à la Faculté de l’environnement de l’Université Simon Fraser et est affiliée à l’École des politiques publiques et au Centre de dialogue Morris J. Wosk.

A PROPOS DE L’UNIVERSITE SIMON FRASER :

En tant qu’université engagée du Canada, SFU se définit par l’intégration dynamique d’un enseignement innovant, d’une recherche de pointe et d’un engagement communautaire de grande envergure. La SFU a été fondée il y a plus de 50 ans avec pour mission d’être une université d’un genre différent, d’apporter une approche interdisciplinaire à l’apprentissage, d’adopter des initiatives audacieuses et de s’engager avec les communautés proches et lointaines. Aujourd’hui, la SFU est la première université de recherche globale du Canada et est classée parmi les meilleures universités du monde. Avec des campus dans les trois plus grandes villes de la Colombie-Britannique – Vancouver, Burnaby et Surrey – SFU compte huit facultés, offre près de 150 programmes à plus de 35 000 étudiants et s’enorgueillit de compter plus de 145 000 anciens étudiants dans 130 pays à travers le monde.