L’ICU et l’OUQ ont organisé FUSION 2026, le plus important congrès national sur l’urbanisme au Canada, à Montréal du 7 au 9 juillet 2026. Le congrès n’aurait pas été un succès sans le soutien de nos étudiants bénévoles et de notre partenaire du programme de bénévolat étudiant, la Ville de Calgary.
Dans cette entrevue, nous rencontrons Maéva Ramboni, étudiante en urbanisme à l’Université de Montréal, qui nous fait part des moments forts du congrès, des leçons qu’elle en a tirées et de ses conseils à l’intention de ses camarades étudiants en urbanisme.
Pouvez-vous nous parler un peu de vous-même et nous expliquer pourquoi vous avez décidé d’étudier en urbanisme?
Je suis actuellement étudiante à la maîtrise en urbanisme à l’Université de Montréal, où je peux mettre à profit mon expérience en développement durable pour explorer un intérêt grandissant pour la relation entre les environnements urbains et le bien-être, en particulier chez les jeunes et les femmes. Mon parcours vers l’urbanisme remonte à 2019, lorsque j’étudiais les communications, les médias et les arts plastiques, un programme préuniversitaire offert au cégep (collège d’enseignement général et professionnel faisant le lien entre le secondaire et l’université au Québec). À l’époque, je savais que je voulais poursuivre une carrière qui allierait mon amour de l’art à la possibilité d’avoir un impact positif et concret sur le monde. J’ai découvert l’urbanisme grâce à un cours de design, où mon professeur a expliqué comment le développement des villes pouvait être considéré comme une forme d’art et de design. Ce fut une révélation qui m’a incitée à approfondir mes recherches sur cette discipline et qui m’a finalement poussée à entreprendre des études de baccalauréat en urbanisme la même année, puis à poursuivre par une maîtrise quelques années plus tard.
Qu’est-ce qui vous a motivée à faire du bénévolat à FUSION 2026?
J’ai entendu parler de ce poste de bénévole grâce à un courriel envoyé par mon association étudiante. Le fait que FUSION 2026 se déroulait à Montréal m’a semblé être une invitation à faire mes premiers pas dans le milieu de l’urbanisme sans subir trop de pression. Avant cette année, je n’avais jamais participé à un congrès dans ce domaine, car j’avais toujours eu une certaine idée de ce à quoi ils ressemblaient et du type de personnes qui y assistaient. J’imaginais des experts hautement qualifiés, bien établis dans leur carrière, ce qui m’a longtemps fait percevoir ces congrès comme intimidants. En tant que personne qui cherche encore sa voie, j’ai voulu me lancer un défi en faisant du bénévolat cette année et, surtout, profiter de cette occasion pour apprendre, discuter et obtenir des conseils de mes pairs.
Y a-t-il eu une interaction mémorable avec un délégué, un conférencier ou un autre bénévole qui vous a particulièrement marquée?
J’ai participé à l’atelier « Rencontre et mentorat », au cours duquel plusieurs échanges ont changé ma perception de mon développement de carrière. L’un des principaux enseignements que j’ai tirés des mentors et qui m’a le plus marquée, c’est que je ne devrais pas laisser mon niveau d’expérience m’intimider ou limiter mes aspirations. Même si je ne coche pas toutes les cases, je possède plusieurs compétences qui, à mon insu, peuvent être précieuses pour différents rôles. En même temps, cela m’a rappelé qu’il fallait garder l’esprit ouvert, car l’apprentissage est en soi un atout précieux.
Y a-t-il eu un sujet abordé lors du congrès qui a changé votre façon de voir l’urbanisme?
Une séance qui a bouleversé ma façon d’envisager l’urbanisme a été celle consacrée à la campagne « Amène ton sofa » et aux projets « Espaces Pop-Up », conçus par la MRC de Montmagny. Ces initiatives ont misé sur des campagnes et la participation citoyenne pour soutenir les efforts de revitalisation du territoire et pour transformer des espaces inoccupés en pôles communautaires et culturels. Cette présentation m’a ouvert les yeux sur l’utilisation de la créativité et des outils de communication comme moyen d’intégrer la planification stratégique participative. J’ai trouvé important que les résidents participent activement à la croissance de la MRC, ce qui démontre l’importance de promouvoir le développement dans les régions rurales, souvent négligées. Cela a renforcé mon désir de prendre part à l’avenir à des projets créatifs et collectifs comme ceux-là!
En quoi le bénévolat au congrès a-t-il influencé vos objectifs de carrière?
Mon expérience de bénévolat a réaffirmé ma décision de poursuivre mes études en urbanisme, d’autant plus que j’ai pu développer mes compétences en réseautage et acquérir des connaissances utiles pour faire avancer ma carrière. Le congrès m’a donné une nouvelle assurance pour communiquer tant avec les professionnels qu’avec les étudiants. Par conséquent, je suis plus ouverte d’esprit quant à la façon dont je devrais aborder les occasions qui se présentent. Ce nouvel état d’esprit me motive à continuer de développer mes nouvelles compétences, même après la fin de l’événement.
Avez-vous des conseils à donner aux autres étudiants en urbanisme qui envisagent de faire du bénévolat lors de futurs congrès?
Si vous hésitez à participer à des congrès ou si vous souhaitez prendre une longueur d’avance dans le domaine de l’urbanisme, je vous recommande vivement de faire du bénévolat! C’est la meilleure façon de renforcer votre confiance en vous et de vous familiariser avec les enjeux d’actualité. À la fin de la semaine, vous aurez une bien meilleure idée de la manière de faire progresser votre carrière et vos études. Ma participation à FUSION 2026 m’a encouragée à prendre part à davantage de congrès et d’événements liés à l’urbanisme à l’avenir.
Y a-t-il autre chose que vous aimeriez partager avec les membres de l’ICU?
J’aimerais remercier Wendy, Delphine, l’Institut canadien des urbanistes et l’Ordre des urbanistes du Québec d’avoir organisé ce congrès et de m’avoir donné l’occasion de faire du bénévolat cette année! Je tiens également à saluer mes collègues étudiants bénévoles; je suis heureuse que nous nous soyons rencontrés et que nous soyons devenus amis! Cette expérience a eu un impact important sur mes objectifs de carrière, car j’ai pu élargir mes connaissances et nouer des liens avec des pairs de partout au Canada, et surtout, j’ai appris à mieux me connaître. J’ai hâte de participer à MOMENTUM 2027 à Victoria!
Souhaitez-vous vous impliquer davantage dans la communauté de l’urbanisme?
Devenez membre étudiant de l’ICU gratuitement! En tant que membre étudiant, vous aurez accès à des occasions de bénévolat et de réseautage, à des événements et aux dernières nouvelles en matière d’urbanisme pour vous aider à faire progresser votre carrière dès le premier jour.

A propos de l’auteur
Maéva Ramboni est étudiante à la maîtrise en urbanisme et coordonnatrice de la vie étudiante au sein du Regroupement des étudiant·es à la maîtrise en urbanisme de l’Université de Montréal. Passionnée par la santé urbaine et forte d’une expérience dans le domaine du développement durable, elle s’intéresse tout particulièrement à l’impact des environnements urbains sur le bien-être mental et physique des individus. Cet intérêt se concrétise notamment par l’exploration du potentiel du neurodesign pour favoriser des villes sécuritaires, adaptées aux enfants et inclusives. Au fil de sa carrière, Maéva espère collaborer avec diverses communautés afin d’élaborer des politiques d’urbanisme et des stratégies de conception qui favorisent des espaces urbains plus sains et résilients.