Cet article est commandité par Esri Canada.
Beaucoup d’urbanistes grognent dès qu’ils entendent le mot « SIG ». Ils se souviennent peut-être d’un cours à l’école où on leur a enseigné les attributs et les tables de données. Ou bien ils pensent à l’équipe d’analystes des SIG qui est sollicitée de toutes parts par plusieurs services et qui ne cesse de parler de flux de travail. Ou encore, ils pensent que les SIG ne sont qu’un autre mot pour désigner des « cartes sophistiquées ».
Mais en entrevoyant les SIG comme des « cartes sophistiquées », vous passez peut-être à côté de l’un des outils les plus importants à votre disposition : les informations spatiales.
Les SIG, ou Systèmes d’information géographique, consistent à intégrer des données de localisation à des informations descriptives. Une fois que nous comprenons où se trouvent les choses et comment elles se présentent sur place, nous pouvons faire bien plus que simplement créer des cartes. Nous pouvons comprendre le contexte, analyser les politiques et prendre des décisions basées sur des données spatiales.
Les informations spatiales sont essentielles à l’urbanisme et à l’aménagement communautaire. Et cela parce que l’urbanisme et l’aménagement communautaire sont intrinsèquement spatiaux. Lorsque nous parlons de zonage et de politique, par exemple, il s’agit d’une manière de décrire ce qui peut aller où. Nous ne pourrions jamais décrire cela sans un contexte spatial.
Alors pourquoi tant d’urbanistes municipaux ne tirent-ils pas parti des informations spatiales par le biais des SIG? Je pense que c’est simplement parce qu’ils ne savent pas ce qu’il est possible de faire : les urbanistes sont tellement accaparés par leurs tâches quotidiennes qu’ils n’ont pas le temps de réfléchir à la manière d’intégrer de nouveaux outils dans leurs flux de travail.
Tirer parti des informations spatiales grâce aux SIG n’a pas besoin d’être compliqué ni de prendre beaucoup de temps. Cela peut être aussi simple que d’avoir une conversation avec un collègue des SIG sur la manière dont vous pouvez vous entraider.
Alors, par où commencer? Il existe quelques mesures simples que vous et vos collègues SIG pouvez prendre pour en tirer mutuellement profit :
1. Assurez-vous que tous les membres de l’équipe ont accès à des données géospatiales de qualité, à jour et utilisables.
Je discute souvent avec des urbanistes municipaux qui n’ont pas accès aux données dont ils ont besoin pour faire correctement leur travail. Une municipalité m’a même raconté qu’elle avait dû annuler un projet immobilier sur lequel elle travaillait depuis des mois lorsqu’elle a découvert qu’une autre équipe travaillait sur un projet d’infrastructure qui allait le gêner. Cela aurait facilement pu être évité si tout le monde avait eu accès aux bonnes données géospatiales au bon moment.
Aucune des deux équipes ne souhaite passer son temps précieux à échanger des messages avec l’autre simplement pour déterminer où un nouveau projet immobilier va être construit, où la zone résidentielle s’arrête et où la zone commerciale commence, ou encore où la nouvelle conduite d’eau va passer. Disposer de ces informations sur une carte facilement accessible à l’ensemble de l’équipe (tout en restant sécurisée et confidentielle) permettra à tout le monde de gagner du temps.
2. Assurez-vous que vos données et processus spatiaux en matière d’urbanisme et de logement soient facilement accessibles aux promoteurs
Si les promoteurs et les constructeurs du secteur privé ne savent pas où ils peuvent construire ni ce qui est autorisé, les demandes d’aménagement reçues par une municipalité seront catastrophiques. Tout le monde passera un temps supplémentaire à échanger des courriels sur les différentes politiques et procédures. Les délais seront prolongés, les budgets exploseront et tout le monde sera frustré.
Tout le monde, des urbanistes municipaux aux promoteurs privés, en passant par les autres acteurs impliqués dans la construction de logements, doit avoir accès à des données fiables et utilisables. Cela signifie des données facilement accessibles, dans un format compréhensible par tous, et de préférence accompagnées d’outils d’analyse. Il n’y a aucune raison de perdre du temps sur quelque chose d’aussi simple que l’accès aux données.
3. Automatisez les processus répétitifs tels que la production de rapports sur les indicateurs
Une demande de données sur le logement, telles que les statistiques relatives aux demandes de permis de construire ou aux octrois de permis de construire, ne devrait pas obliger quiconque à travailler tard le soir. La création d’un tableau de bord simple et facilement lisible par tous évitera au personnel de devoir refaire des rapports à chaque fois que des informations sont demandées. Et si vous pouvez indiquer où se situent ces demandes de permis de construire dans votre région ou isoler le nombre de permis de construire demandés dans un quartier spécifique, c’est encore mieux.
4. Associez vos visualisations et vos indicateurs
Visualiser de nouvelles politiques, des mesures de densité ou des scénarios d’aménagement futurs sera toujours plus efficace que de simplement les expliquer. En créant des visuels faciles à comprendre, vous pouvez communiquer plus clairement avec les parties concernées et éliminer tout risque d’interprétation erronée. En effectuant cela à l’aide d’outils SIG, vous pouvez également mesurer l’impact des changements proposés.
Par exemple, si vous souhaitez connaître l’impact d’un projet de règlement de zonage, il vous suffit de l’intégrer à votre plateforme SIG pour voir s’il vous permettra d’atteindre vos objectifs de densité ou de logements, ainsi que pour visualiser à quoi cela pourrait ressembler. Le fait de disposer d’indicateurs et de visualisations au sein d’un même système vous évite d’avoir à mettre à jour manuellement un dessin ou une feuille de calcul Excel à chaque fois qu’un changement intervient.
5. Partagez un problème avec un collègue du SIG et voyez s’il a une solution
La communauté des SIG est vraiment géniale. Ses membres adoreront vous parler de cette carte géniale qu’ils ont créée, d’un flux de travail qu’ils ont amélioré ou d’une visualisation qui, selon eux, vous plaira. Et ils apprécieront que vous leur parliez d’un projet que vous souhaitez mener ensemble. Souvent, ils disposent des données spatiales, mais ne savent tout simplement pas ce dont vous avez besoin pour faciliter votre travail. Parlez-leur un peu de votre quotidien et expliquez-leur en quoi les données spatiales et les outils d’analyse pourraient vous aider. Et apportez-leur un café, car ils viennent probablement de passer un moment à se battre avec une table d’attributs.
Mais ne vous fiez pas uniquement à moi. Nous avons de nombreux témoignages sur la façon dont les urbanistes utilisent les informations spatiales pour faciliter leur travail.
- Le centre de données d’Oakville
- Les ressources en ligne mise à jour sur le plan d’aménagement global (OCP) de la ville de Grand Forks
- Les scénarios de planification future du district de Saanich
- Le jumeau numérique d’Ottawa
Si vous n’utilisez pas les SIG dans votre pratique de l’urbanisme, vous ne disposez pas d’une vue d’ensemble complète. Cela n’a pas besoin d’être compliqué, ni d’une grande envergure. Vous pouvez commencer modestement et en tirer de grands avantages simplement en intégrant un peu des SIG dans vos activités quotidiennes.

Katharine Stanbridge, responsable du secteur de l’aménagement et du logement chez Esri Canada
Katharine Stanbridge est responsable sectorielle du programme d’urbanisme et de logement d’Esri Canada. Elle s’efforce de mettre à la disposition des municipalités et des promoteurs immobiliers les outils dont ils ont besoin pour développer leurs collectivités. Katharine est titulaire